samedi 7 janvier 2017

Le bonheur est dans la vigne ... ou aux caves du soleil

Le bonheur est dans la vigne ça c'est sur et en plus ça sonne comme un titre de roman. Enfin c'est sur mais ça c'était avant ..... avant mon départ pour La Réunion et donc des copains vignerons qui se retrouvent bien loin du coup, à quelques 11 000 kilomètres ...
Alors comme je vous en avais parlé il y a quelques semaines mon tour des cavistes de l'île m'a fait tomber sur Franck, aux caves du soleil.
Dès que je suis rentré dans cette cave, j'ai su que ça pourrait être l'endroit ou je viendrais me ressourcer et ou le mot vigneron prend tout son sens. Des cuvées qui m'étaient familières de Vincent Caillé, Marc Kreydenweiss ou Fabien Jouves cotoyaient d'autres que je n'allais pas tarder à découvrir comme le triple zéro de Jacky Blot ou bien les rosés du domaine Saint André de Figuière.
Et puis le discours sans détour de Franck qui colle aux idées que j'ai sur le monde du vin a tout de suite fait que le courant est passé entre nous. Ensuite il y a la cerise sur le gâteau avec les menus qui jalonnent la quinzaine de couverts que la cave peut accueillir le midi. Franck a tourné dans quelques cuisines étoilées et du coup ses assiettes sont délectables, surtout ses Risotto. Celui de la semaine dernière qui est en photo m'a encore enchanté car il était à l'encre de seiche et accompagnait des Saint Jacques juste poêlées à souhait. Une petite touche de folie avec une feuille d'ail des ours ponctuait le tout délicatement.
En plus son épouse Corinne n'est pas sans intention lors du service ce qui fait que j'y est déjà mangé une dizaine de fois pour autant de régalades.

Ce jour là on avait accompagné le tout d'une nouvelle cuvée de la cave, "primitif" du domaine savoyard Giachino. C'est un vin issu du cépage Jacquére qui tire juste un peu plus de 10 degrés. Avec si peu d'alcool j'avais peur que ce soit trop mou ou bien trop tranchant. Et bien non, l'équilibre était là et la fraîcheur donnait une bonne impression de jus de raisin juste pressé qu'un coté floral accompagnait.
Le perlant du vin a aussi très agréablement enchanté la dégustation. Par contre attention car une cuvée de cette trempe descend à une vitesse phénoménale !!!
Bon je ne vous parle pas des plateaux de charcuterie et fromage pour l'apéro du soir, du saumon, du brie truffé et autre coppa, sinon vous allez avoir faim alors que ce n'ai pas l'heure.

Alors si vous passez par La Réunion ou que vous habitez sur cette merveilleuse île et que vous êtes amateur de vin, Les caves du soleil est une étape obligatoire. Maintenant si vous êtes en métropole c'est dans les vignes qu'il faut "courir" pour savoir ce que le mot vigneron signifie réellement.







lundi 31 octobre 2016

Trois mots pour un vin: "Fief des coteaux"

J’apprécie beaucoup les vins blancs de Vincent Caillé car ils prennent souvent le contre-pied de ce qui se fait. Ce sont des vins qui ont de la personnalité et ce Sèvre et Maine de 2014 ne déroge pas à la règle. C'est un très beau blanc qui me "donne" tout de suite le mot iodé à l'attaque. Je dis donne car le vin se livre entièrement que ce soit au nez ou en bouche et on a le meilleur instantanément.
L'abricot sec et la reine claude sont là, la cerise passe par moment pour un nez légèrement poivré.
Un peu de gras apporte à la bouche une ampleur assez inhabituelle sur ce type de vin blanc de Loire. Une touche d'acidité est là mais juste pour surligner l'ensemble, jamais tranchante, c'est un petit fil conducteur qui sert à vous emporter sur une longueur tellement surprenante que l'on peut quasiment oublier d’où ce vin vient, voir même d’où l'on vient.
Du grand art pour un vin qui me transporter dans une piscine naturelle nichée en plein 
cœur d'un volcan. Si vous voulez vous faire envelopper d'un bonheur lancinant, c'est dans ces eaux qu'il faut venir se baigner ...
Ce vin s'est exprimé pleinement sur la salade de saumon mais à ma grande surprise
il était complètement transcendé avec un beau brie truffé qui mettait en avant sa
 minéralité et une cerise éclatante.
C'est vraiment avec plaisir que j'ouvrirai à nouveau cette cuvée qui semble me parler
de son terroir !!!




jeudi 29 septembre 2016

Du vin ...... de rosé

Le domaine Saint André de Figuière, j'en avais un souvenir lointain mais impérissable,
une bouteille que j'avais bue il y a bien 6 ou 7 ans et qui était certainement le rosé qui avait le plus marqué ma vie de dégustateur parce que c'était un vin avant tout.
Et puis plus rien sur ce domaine dans mon entourage, que ce soit en dégustation privée,
sur les salons ou bien chez des cavistes et bars à vins où je passais.
Depuis mon arrivée sur L'île de La Réunion, je fais le tour des cavistes de Saint-Denis, histoire de voir où je pourrais dégoter quelques bouteilles intéressantes. Après quelques achats à droite et à gauche, j'ai trouvé il y a peu de temps un vrai caviste, un passionné de vin et ......enfin bref, je crois que Les caves du soleil va devenir mon nouveau QG !!!
En plus, comme par hasard, Franck, un passionné de vin qui depuis 11 ans a ouvert cet endroit, est copain avec la famille Combard du domaine Saint André de Figuière.
C'est donc chez lui que j'ai trouvé la cuvée Première de Figuière qui nous intéresse aujourd'hui.
Ce vin est normalement un rosé mais si vous le dégustez à l'aveugle je pense que vous serez certainement sur des impressions que vous pouvez ressentir avec un blanc.
Le mourvèdre est le cépage majoritaire de cette cuvée qui est le haut de gamme du domaine.
La couleur est vraiment surprenante, un rose pale qui donne l'impression d'une longue patine et renvoie tout de suite vers quelque chose de raffiné. Le nez "respire" aussi la classe avec une complexité incroyable et surtout rien de débordant: une belle fraise sans trop d'exubérance, la mandarine, des fleurs blanches par moment, la fleur d'oranger aussi,
un soupçon d'anis entremêlé avec le gingembre, la groseille blanche ou rosée ..... enfin plein de choses qui captivent mon âme.
En bouche, le gras du vin donne de l’opulence et en même temps ...... il se dégage un tel sentiment de clarté que la fraîcheur est là. J'ai presque une impression de gomme blanche, comme si ce vin était un liquoreux. Des épices complètent cette attaque.
Ensuite, le vin s'allonge, s'étale, prend toute la bouche avec un coté langoureux qui reste sur le milieu de langue et m'embarque au "fond" du vin, comme une vague lorsque le rouleau vous prend et vous enmène avec lui dans le fond, dans l'abysse d'un vin issu de pieds de vignes qui tapisseraient les fonds marins.
Une éphémère rétro sur la cerise ponctue le tout.
J'adore et je pense que je vais en boire quelques bouteilles durant l'été Austral qui arrive à grand pas ici !!!
Ce rosé complexe et équilibré a une telle longueur qu'il me fait dire que c'est du vin ......
de rosé.



samedi 13 août 2016

Au delà des océans !!!


moi: Je vous embarque avec moi?
toi: Où ça?
moi: Loin, très loin de la France et en même temps toujours en France...
toi: Euh, en Polynésie peut être?
moi: Non non, même s'il y a du vin là-bas aussi, là c'est un peu moins loin. Cilaos vous connaissez?
toi: Non?
moi: C'est un village perché à 1200 mètres d'altitude qui se trouve au centre de L’île de La Réunion, à 11 heures de vol de Paris.
C'est seulement après 395 virages que l'on arrive dans ce cirque naturel oû les vignes y sont plantées depuis plus d'un siècle. Pendant l’hiver Austral les températures du matin oscillent entre 0 et 5 degrés pour culminer à 16 dans l'après midi. Un micro-climat qui permet d'avoir une vendange manuelle par an, entre Janvier et Février quand l'été a bien fait mûrir les raisins gorgés de jus.
C'est donc le premier vin français.
toi: Rien que ça !!!
moi: Et bien oui, quand on réfléchit un peu on s’aperçoit vite qu'a partir d'avril les jus sont prêts à être mis en bouteille, alors qu'en métropole les bourgeons sont juste en train d’éclore. Le premier vin français est donc Réunionnais.
Enfin ça c'est vrai si un cyclone n'est pas passé par là pour tout emporter sur son passage, parce que dans l’océan Indien cela arrive assez souvent ...

Tout le monde fait du vin à Cilaos mais je me suis arrêté sur le blanc du chai de Cilaos. Une quinzaine de vignerons se sont regroupés sous ce nom. Alors même si faire du vin sous les tropiques en essayant de garder un équilibre financier n'est pas une chose aisée au vue des faibles rendements,
ils s'accrochent à leur projet ambitieux, à l'image de  leurs pieds de vignes qui poussent dans les sols volcaniques de ces terrains accidentés. On ne parle pas de bio ici mais comme ils n'ont pas les moyens d'acheter de produits phytosanitaires, les coopérateurs trouvent des plantes locales pour faire des préparations en cas de maladie.
De la biodynamie sous les tropiques quoi.
Ce blanc sec issu majoritairement de chenin a d'entrée des senteurs de fleurs blanches pour ensuite basculer sur un nez exotique avec l'eau de coco, le citron vert et de l'ananas par moment. La bouche est tendue avec une bonne persistance qui se termine par une petit rétro sur la noix de coco qui est la bien venue car elle adoucit cette acidité presque trop tranchante. Le tout est homogène et les 12.5° d'alcool sont très bien intégrés.
Je n'avais jamais bu de vin issu de sol volcanique avant ce blanc et je suis surpris par cette cuvée qui me donne envie de me resservir. La comparaison avec un vin de métropole est assez facile à faire et je pense que dans une dégustation à l'aveugle, il passerait pour un vin de Loire même en étant un peu atypique.
Voilà donc un peu d'exotisme en bouteille qui fait rêver et vous embarque pour un voyage ou plutôt un décollage au delà des océans !!!





mercredi 29 juin 2016

Une bouteille à la mer ... Quitte ou double 2008 !!!

Cette cuvée de Frédéric Palacios est certainement le vin blanc que je connais le mieux ..... enfin c'est ce que je croyais !!!
Je connais bien la petite parcelle de chasan où les raisins s’épanouissent accrochée au flan de La Malepère.
J'y suis passé quelques fois l'hiver quand Fred taille (toujours très court) et que le bonnet est plus que de circonstance.
Je m'y suis aussi arrêté au printemps pour voir les bourgeons éclater ou discuter des dernières belles bouteilles dégustées alors que Fred passe la journée à biner l’inter ceps.
J'ai vendangé cette vigne il y a quatre ans et goutté les grappes en les croquant à pleines dents. Les enfants étaient de la partie même si après une heure passée avec le sécateur à la main, ils préféraient souvent trouver refuge dans le petit bois juste au dessus pour y improviser des jeux autour d'une cabane éphémère.
Ce vin j'en bois depuis 2005. A l'époque ça s'appelait Abracadabra. Puis en 2006 c'est devenu Comme par magie, jusqu’à 2008. Une année d'exception pour les blancs dans le sud, l'année ou ce vigneron décide de faire un élevage long sur lies de ses chasans.
18 mois de barrique que je passais goutter de temps en temps avec lui et qui était un vrai pari jamais tenté sur ce cépage.
Un quitte ou double réussi.
J'ai du mal à ne pas boire cette cuvée dans les deux premières années qui suivent la mise. J'ai du boire une ou deux 2010 qui avaient passé 4 ans dans ma cave. Un exploit tellement je suis gourmand de ce genre de bouteille.
Et puis...
Et puis, à grande occasion, grande bouteille. Juste avant mon départ pour La Réunion et un changement de vie radical, un apéro/repas était au programme chez les amis Palacios.
Ce genre de soirée est souvent la promesse de vins qui "résonnent" en moi pendant plusieurs jours. C'était il y a trois semaines et j'ai toujours en mémoire l'émotion d'une bouteille bue à l'aveugle ce soir là.
 

A l'ouverture je pense tout de suite à un vin nature car la croûte de fromage à toute sa place
au nez......puis elle disparaît...
Je pensais à un vin de chez M Castex, c'est loupé.
La suite est une succession du panel aromatique que peut exprimer l'orange. C'est la peau d'orange qui domine quand même, des oranges qui alimentent un fleuve sacré qui coule vers une mer de douceur et de calme. A la vision de cette mer en paix, l’âme des hommes devient enfin plus grande et s’apaise. 
Je pense au blanc de Didier Barral mais c'est pas ça non plus. La fraîcheur est là, on voit que c'est tout de même un peu cadré et il y a aussi un léger coté oxydatif qui vient mettre son grain de sel.
Je situe ce vin dans le Sud depuis le départ et je pense qu'il a bien passé les 5 ans mais j'ai du mal à savoir qui a bien pu faire un tel vin ... Si il n'y avait pas eu cette réduction sur la croûte du fromage j'aurais bien dit que c'était un vin de Christian Chabirand car même si il est en Vendée, ces vins peuvent avoir des airs sudistes.
Si je devais donner trois mots sur ce vin ils seraient : nature, peau d'orange et Grand mais ça ne fait pas avancer ma recherche ...
Alors...
Et bien c'est un "Quitte ou double" incroyable de 2008 !!!
Une sacrée claque qui vous rappelle que l'humilité est de mise lorsque l'on "parle" de vin.
Je n'aurai jamais cru que cette cuvée puisse garder autant de corps et en même temps autant de fraîcheur après 8 ans. Ce 2008 est sans souffre car la nature et l'évolution de la vinification ont permis cette année là au vigneron, d'aller jusqu'au bout de sa démarche vers des vins sans artifice.
Ce vin est vraiment une bouteille à la mer pour tous les vignerons qui cultivent des cépages et des terroirs méconnus et ceux qui auront la chance de pouvoir lire dans ses effluves, entre ses grains et pourront suivre le trajet de sa sève jusqu'au plus profond de ces racines, passeront un sacré grand moment de bonheur.
En tout cas il est maintenant ancré dans ma mémoire des vins qui m'ont le plus marqués comme le premier Barral tradition que j'ai bu, un Yqem 1989 qui me hante encore après plus de 10 ans, un blanc de Savoie de chez Berlioz complètement fou ou un Campagnès 2008 de Maxime Magnon d'une grande classe.

Merci M Palacios pour cette grande bouteille, si je ne t'avais pas connu je n'aurai fait que boire du vin ...
ou pas.









mercredi 25 mai 2016

Bàcaro, so what?

Manuel est un chercheur de trésor mais pas celui qui brille et vous éblouit trop, non non celui que l'on peut trouver dans une bouteille de vin lorsque son créateur y a mis tout son cœur en respectant ce que la nature lui offre. Les artisans vignerons sont donc à l'honneur sur le comptoir du Bàcaro, le bar à vin qu'il vient d'ouvrir sur Toulouse il y a quelques semaines.

So what?
Et bien l'ambiance jazzy feutrée fait que l'on y est bien au Bàcaro. On peut boire un verre tranquillement et si on a une petite faim, les assiettes gastros sont vraiment alléchantes et originales.
Et alors les vins?
Si vous voulez faire le tour de France avec un verre à la main, c'est possible.
Le colombard de Dominique Andiran vous guidera vers les rouges d'Elian Da Ros, pour poursuivre vers La Loire. Là on peut faire une pause avec "les clous" du Domaine Saint-Nicolas ou bien continuer son chemin vers l'Alsace de Christian Binner puis descendre tout droit dans le sud et atterrir doucement sur les fabuleuses cuvées d'Eric Pfifferling du coté de Tavel. Enfin bref la liste est longue.
Et puis si vous voulez voyager encore plus loin, il y a des vins oranges d'Italie, les grands breuvages de la charmante Elisabetta Foradori qui bichonne 16 hectares dans la région du Trentin ou bien les rhums Martiniquais de chez Neisson, vous savez la bouteille un peu carrée qu'on appelle Zépol'Karé là-bas.
So, what else?
J'ai goutté le perroquet, un poisson que je n'avais plus mangé depuis au moins dix ans et qui m'a renvoyé aux Antilles à la première bouchée alors c'est plutôt bon signe.
Le marché aux poissons de Fort de France me revient donc en pleine face avec les gomyés des pêcheurs locaux qui ont remontés la rivière Madame avant de débarquer leurs belles prises du matin sur les étales. Les vivaneux, thazars, espadons, dorade coryphènes et autres perroquets n'attendent rien d'autres qu'une bonne sauce chien pour finir dans mon assiette. 
Les oursins m'ont aussi bien plu même si la quantité était un peu juste sur ce menu qui m'a quand même apporté beaucoup de plaisir car il allait crescendo avec 5 assiettes où l'on sent
pas mal de travail et surtout de l'originalité.

Au final c'est un endroit à découvrir avec un guide intentionné qui sera vous faire partager un peu de sa passion pour les vins.
Bonne chance à toi Manuel...


jeudi 7 avril 2016

Trois mots pour un vin :"Crémant rosé de Limoux"

Le "Crémant rosé" de Monsieur S est un brut naturel AOP de Limoux qu’Étienne Fort élabore pour la première fois sur le millésime 2014. Il a été dégorgé en Mars 2015.
C'est un jus de pinot noir.

Le premier mot qui me vient sur cette cuvée est douceur
car c'est ce qui accompagne cette bouteille du début à la fin.
De la couleur patinée saumon aux petites bulles caressantes
de la bouche en passant par le nez tout en délicatesse,
tout est douceur.
Non dosé, comme d'habitude chez Étienne, c'est ce qui permet d'avoir beaucoup de fraîcheur en bouche. Ce sont donc les sucres résiduels naturels et non pas un ajout de liqueur qui "apportent" ces charmantes petites bulles pour en faire un crémant.
Le pamplemousse est au centre d'un nez enrobant où la noisette est présente avec l'amende douce.
L'ensemble de cette cuvée est sur la finesse et dégage de la classe, la bouche persistante m'emporte vers un effet-mer moment de bonheur, comme si ces bulles pouvaient renfermer l'apparition soudaine d'un sentiment, l'émotion d'un premier baiser ou le souffle d'une nouvelle vie ...
Un pet'nat' dont je suis vraiment fan.
Il faut aussi absolument goûter le rouge de Monsieur S, une autre façon d'aborder la syrah,
une cuvée qui se "glougloute" comme rien d'autre tout en vous caressant soyeusement le gosier.
Une bombe de plaisirs quoi !!!
Étienne Fort confirme avec ses deux nouvelles cuvées que malgré sa jeunesse il est déjà bien installé sur le haut du panier de ce qui se fait dans la vallée de Limoux.